Dérogation scolaire

Dérogation scolaire

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Le cas de Mathilde

Mathilde est une fillette de 4 ans allumée et dynamique qui fréquente une garderie. Lors d’une rencontre avec les parents, son éducatrice rapporte les nombreux exploits de la jeune. Mathilde s’exprime avec un vocabulaire très élaboré pour son âge et elle se démarque des autres enfants de son groupe sur le plan intellectuel. Elle est calme, comprend bien les consignes et aide souvent ses camarades lors des activités dirigées. À la maison, la jeune a développé un grand intérêt pour les livres et commence même à lire par elle-même quelques petits mots. Elle adore les jeux de table, recherche la stimulation intellectuelle et parvient à demeurer concentrée longtemps sur une même activité. Or, puisque son anniversaire est en novembre, son entrée à la maternelle est prévue dans seulement deux ans et Mathilde devra poursuivre une année de plus à la garderie. Les parents sont inquiets et craignent que leur fille s’ennuie et qu’elle ne soit pas suffisamment stimulée l’an prochain puisqu’elle sera parmi les enfants les plus âgés de son groupe à la garderie. Ils jugent que leur fille serait en mesure de débuter la maternelle l’an prochain bien que sa date de naissance soit après la date limite fixée au 30 septembre par le Ministère de l’éducation du Québec.

Avez-vous reconnu votre enfant à travers ce profil? Craignez-vous que l’entrée « tardive » à la maternelle ou en première année, en raison de sa date de naissance, soit préjudiciable au développement de votre enfant? Si oui, il se pourrait qu’une dérogation scolaire soit une option adaptée pour celui-ci. En tant que parents, vous avez la possibilité de faire une demande d’admission anticipée pour votre enfant auprès de la commission scolaire de votre secteur. Une évaluation par un psychologue/neuropsychologue qualifié est généralement exigée afin de démontrer objectivement que l’enfant se démarque de la moyenne des jeunes de son âge. L’évaluation doit également mettre de l’avant les bénéfices de la dérogation et les préjudices anticipés en l’absence de celle-ci. Dans un rapport écrit, le neuropsychologue émet ensuite des recommandations basées sur les résultats obtenus aux tests standardisés et son jugement clinique. Le dossier de l’élève est ensuite analysé par la commission scolaire qui rendra la décision finale d’accepter ou non la demande de dérogation.

Afin de bien comprendre les subtilités qui entourent la démarche de demande de dérogation scolaire et pour obtenir des informations qui vous aideront à préparer votre enfant au processus, nous vous recommandons de visionner cette séance d’information en ligne qui a été produite par l’une des neuropsychologues de la clinique.

Visionner la vidéo d’information


L’évaluation neuropsychologique

L’évaluation neuropsychologique est réalisée à l’aide d’une anamnèse exhaustive et de tests psychométriques reconnus, qui sont réalisés sous forme d’exercices et de jeux. L’évaluation permettra d’identifier le fonctionnement intellectuel de l’enfant et de mettre de l’avant ses forces. Le profil cognitif complet de l’enfant, combiné aux nombreuses informations recueillies à l’anamnèse, permettra au neuropsychologue de se positionner sur les bienfaits ou les risques possibles associés à une dérogation.

Les résultats et les recommandations en lien avec la dérogation sont communiqués aux parents lors d’une rencontre dans un délai de moins d’un mois. Le processus d’évaluation est couvert par la plupart des assurances privées et les frais déboursés par les parents sont déductibles d’impôt.

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